« Du soin dans nos luttes »
Stages de massages engagés

Du Soin dans nos luttes édition III !
Stage du 13 au 18 mars à l’Oasis des Ages (Corrèze)

UPDATE 02/03 : Le stage est complet pour le moment ! Pour t’inscrire à la liste d’attente, envoie un mail à camille-dusoindansnosluttes@riseup.net

👉 Du Soin Dans Nos Luttes c’est quoi ?
Des stages de soin engagés depuis 2023 ! Des apprentissages de pro en petit comité, tarifs selon tes ressources, une attention aux oppressions systémiques et un cadre qui permettent l’ambiance la plus safe et joyeuse possible.

📆 L’édition III se déroulera du jeudi 13 mars (après-midi) au mardi 18 mars (midi)

🏡 En Corrèze chez les copaines de l’Oasis des Ages, lieu collectif à 20km de Brive la Gaillarde 4h30 de Paris en train) ou 9 km de Gignac.

👐 Programme : Transmission d’un protocole de massage de bien-être du corps complet (déroulé total 1h30), automassages, discussions liées au toucher, au consentement, à la militance, au rapport à l’argent, et des temps de repos !

✌️ 8 participant·es, sans mixité particulière : tout le monde est bienvenu

🥕 Repas végétariens/vegan préparés par un cuisinier. Hébergement en chambres de 2 à 5 ou véhicule aménagé/camping.

💸 Prix entre 166€ – 554€ à calculer selon tes moyens. Ce prix inclut les apprentissages et les 6 jours en pension complète avec les repas préparés, ce qui limite la charge mentale mais augmente un peu les prix !
Acompte de 50€ obligatoire. Pour savoir ton prix et t’inscrire, ça se passe ci-dessous 👇

Nouveauté 2025 : le thunomètre ! Ou comment contribuer à un prix plus juste selon tes ressources.

Pour rappel, un stage de bien-être classique peut valoir plusieurs centaines d’euros par jour.
Chez Du soin dans nos luttes, ce prix est compris entre 30€ et 100€ selon tes ressources et ton niveau de vie.
Fais le test suivant qui te donnera un indicatif de contribution ! (merci au collectif Butch Travaux Passion pour l’inspiration)

1️⃣ Tu es propriétaire : 5 points
2️⃣ Tu gagnes + de 2100€ par mois : 3 points
3️⃣ Tu as + de 5000€ d’économies : 3 points
4️⃣ Tu peux faire appel à ta famille si besoin : 5 points

✨ RÉSULTATS
⭐ 0 points : tarif minimum 166€
⭐⭐ 0-8 points : tarif basique 373€ (orga payée au SMIC et cuistot indemnisé)
⭐⭐⭐ 9-11 points : tarif standard 420€ (orga et cuistot payé.es au SMIC)
⭐⭐⭐⭐ + de 12 points : tarif soutien 554€ (orga et cuistot payé.es au SMIC + soutien au développement du lieu)

😍 Intéressé·e et dispo ?
Remplis le formulaire ci-dessous, un acompte de 50€ sera demandé pour finaliser ton inscription.

🫣 Pas dispo mais intéressé·e ?
Envoie un mail à camille-dusoindansnosluttes@riseup.net pour être ajouté.e à la liste !

Du soin dans nos luttes, c’est quoi ?

Hello, ici Cam ! Masseurse pro depuis 2018, activiste depuis toujours.

J’aime profondément transmettre mon savoir du soin dans une perspective d’empuissantement militant. J’ai la conviction que le soin (individuel et collectif) et les luttes (sociales et environnementales) sont des aspects indissociables à réconcilier dans nos quotidiens.

Depuis 2023, les stages « du soin dans nos luttes » visent à enseigner des techniques de massage de bien-être, dans un esprit plus accessible (humainement et financièrement) et plus critique qu’une formation de massage classique destinée au marché capitaliste, sans sacrifier le professionnalisme.

  • Stages de 2 à 6 jours en pension complète OU formations à la journée
  • 8 à 15 personnes max, parfois en mixité choisie
  • Tarification équitable selon les ressources grâce à un système de thunomètre
  • Vie quotidienne en autogestion, attention forte portée aux besoins de chacun.e, cadre de sécurité élaboré ensemble le 1er jour et en amont du stage.
  • Ces stages ont lieu au Moulin Bleu ou dans d’autres lieux collectifs et associatifs.

Créer un atelier ou un stage sur mesure pour un collectif ou une asso ?

Discutons-en, je me déplace partout en France ! Nous déterminerons ensemble le programme en fonction de nos besoins et contraintes respectives. Quelques exemples de thèmes :

  • Apprendre un protocole un massage du corps de 1h30 aux huiles (3,5 jours)
  • Organiser une brigade de masseurses en action directe : avant, pendant, après ? Proposer des massages habillés sur le pouce (2 jours)
  • Automassages, relaxation et bases du massage habillé à deux (1 jour)

Charte des stages

A lire avant de valider ton inscription. Temps de lecture env. 5min

La charte ci-dessous est inspirée d’un Climate Justice Camp et peaufinée à partir d’expériences de vie et d’évènements, pour contribuer ensemble à créer un espace au plus respectueux et inclusif et prévenir certaines violences. En stage, nous voulons lutter contre les comportements oppressifs tout en cultivant des valeurs de joie et d’apprentissage. Cette charte invite à prendre en compte la multiplicité des oppressions, notamment de classe, de race, de capacité et de genre.

Info : si tu ressens du stress ou de l’agacement devant toutes ces propositions, c’est peut-être que tu disposes de privilèges qui t’ont permis de te passer de tout cela jusqu’ici… l’adaptation sera peut-être compliquée pour toi, mais pense à celles et ceux qui font l’effort chaque jour depuis leur naissance…

Nous sommes toustes formaté·es par la société, nous ne venons pas des mêmes endroits, nous n’avons pas les mêmes formations et le temps pour désapprendre des façons d’être violent·es. Nous ne souhaitons pas créer d’ambiance où sont montrées du doigt les personnes qui ont commis une agression, nous considérons avant tout que c’est l’écoute, l’apprentissage et la remise en question qui sont importantes. Cependant, une attitude oppressive répétée et de déni peut mener à une exclusion.

Bonne lecture !

Charte inspirée du Climate Justice Camp

Ici, nous tentons de construire ensemble un espace d’échanges, de respect et d’écoute où chacun·e a sa place. Pour que l’on s’y sente toustes au mieux, nous te proposons d’être attentif·ve aux interactions que tu as avec les autres et d’essayer de suivre ces règles :

 

  • Interroge-toi avant de prendre la parole

Notre race, notre genre, notre âge, notre parcours social et la manière dont nos corps fonctionnent impactent la manière dont la société nous perçoit, et donc les expériences que l’on a vécues. Avant de prendre la parole, nous te proposons de te demander si tu es concerné·e par la discussion : si oui, dis-le aux autres et si non, laisse plutôt la parole à celles et ceux qui le sont.

Cette vigilance s’applique davantage aux personnes dans une position de domination (par exemple si tu es un homme cisgenre de classe moyenne-supérieure) ta parole a sûrement été valorisée et encouragée au détriment d’autres voix.

  • Tes choix ne sont pas les seuls valides

Nos parcours ont fait naître en nous des besoins différents et tous les modes de vie ne sont pas accessibles et sécurisant pour toustes. Par exemple, c’est plus facile de se dire que l’on va vivre avec très peu d’argent si on a un filet de sécurité (famille, études…) plutôt que si on a grandi dans la précarité. Quels que soient tes choix, ne juge pas les personnes qui font autrement.

  • Ne fais pas taire la parole et les émotions des personnes minorisées

Certaines discussions peuvent soulever des émotions fortes de manière légitime, en particulier quand on est directement concerné·e par le sujet de la discussion. N’essaye pas de “calmer” la colère ou une autre émotion chez une personne. Garde aussi à l’esprit que les personnes noires et racisées et/ou de classes populaires voient souvent leur parole coupée sous prétexte qu’elles sont trop en colère. Si une attitude ou prise de parole te déstabilise en tant que personne blanche, de classe moyenne ou supérieure ou cisgenre, parles-en avant tout à des proches ou à l’orga avant de demander à des personnes concernées de “faire un effort” pour s’exprimer calmement et avec pédagogie. Recevoir la colère n’est pas chose aisée, mais si la forme peut déstabiliser, le propos derrière n’en est pas moins légitime.

  • Explique les termes précis que tu utilises

Si tu utilises des mots spécifiques au milieu militant ou universitaire (coucou les mots en -isme!), n’hésite pas à expliquer ce qu’ils signifient pour toi. Nous ne sommes pas toustes au courant de tous les termes, de toutes les luttes, ce n’est pas être moins cool de ne pas les maîtriser et ou ignorer les références.

  • Tout le monde n’aime pas être touché·e

Avant d’engager un contact physique, comme une bise ou un câlin, demande l’avis de l’autre personne et assure toi de son consentement (tu peux aussi trouver une manière plus neutre d’interagir, comme un petit salut avec la main). Dans toute interaction avec une personne et dans tout contexte (festif ou non), le consentement est nécessaire. Il est spécifique (une demande de consentement désigne une action précise) et révocable à tout moment (on peut changer d’avis, et sans avoir à se justifier).

  • Consomme en conscience des besoins des autres

Si tu veux fumer, boire ou consommer en toute visibilité d’autres substances, demande si ça ne dérange pas les personnes autour de toi. Les espaces intérieurs sont strictement sans tabac, un coin y est dédié dehors. Un espace de conso et du matériel de réduction des risques est parfois mis en place si besoin. Aussi, on t’invite à ne pas proposer de l’alcool, une cigarette ou une autre substance à une personne, sans savoir si elle le désire. On t’invite fortement à ne pas dévaloriser les personnes qui consomment ou celles qui ne consomment pas.

  • Demande avant de prendre une photo

Pour des raisons de sécurité ou autres, certaines personnes ne souhaitent pas être prises en photo : demande toujours l’autorisation avant de prendre une photo, une vidéo ou un enregistrement audio.

  • Le genre d’une personne n’est peut-être pas celui que tu crois.

Il existe une diversité de pronoms : il, elle, iel, al, ael… . En écoutant une personne parler, tu peux souvent voir si elle utilise des accords féminins, masculins ou neutres. En cas de doute, tu peux lui demander quels sont ses pronoms avant d’utiliser un vocabulaire genré. Dans tous les cas, respecte les pronoms utilisés par une personne. Si tu te trompes, corrige-toi, simplement, ne met pas cette personne mal à l’aise avec des excuses embrouillées ou répétées. C’est ok de se tromper, l’important c’est de faire mieux par la suite. Et rappelle-toi qu’elle ne te dois pas d’explications sur le(s) pronom(s) qu’elle utilise.

  • Ne fétichise pas les personnes racisées

Être racisé·e, c’est être touché·e par du racisme systémique. Les personnes racisé·es sont cibles de stéréotypes dévalorisants ou non, ce qui les déshumanise individuellement. Évite donc d’exprimer ces stéréotypes, de te représenter ces personnes à travers un imaginaire « exotisant », de demander aux personnes racisé·e d’où elles viennent sur base de leur couleur de peau, d’essayer de toucher leurs cheveux, de leur parler de ta passion pour d’autres endroits et cultures du monde sans leur consentement. Nos événements ont une majorité souvent écrasante de personnes blanches, garde à l’esprit que la fétichisation/exotisation des personnes racisées peut en être accentuée.

  • Porte de l’attention au volume sonore

Les conversations qui se passent dans un endroit bruyant et dense peuvent être fatigantes pour certaines personnes, dont des personnes neuro-divergentes, c’est-à-dire des personnes qui sont sur le spectre de l’autisme, ont un trouble de l’attention, etc. Avant de te lancer dans une conversation avec une nouvelle personne, assure-toi de son désir d’y participer et si tu sens que ton interlocuteur·ice fatigue (regard fuyant, s’agite physiquement par exemple) demande lui si iel souhaite continuer la conversation, ou changer d’espace, ou préfère s’arrêter là. Aussi, lorsque tu mets de la musique vérifie également que le volume est acceptable pour les personnes à côté.

  • N’infantilise pas les personnes en situation de handicap

Adresse toi à la personne qui est en situation de handicap pour tout ce qui la concerne, même si c’est parfois plus compliqué ou plus lent. Tu peux proposer une aide concrète, mais si celle-ci n’est pas souhaitée, n’insiste pas. Et surtout, ne la fixe pas avec un regard attendri ou en pensant que l’aider est un acte de générosité.

  • Comment réagir si tu as blessé quelqu’un·e ?

Si une personne te dit être blessée par quelque chose que tu as fait ou dit, reconnais son expérience et excuse-toi, simplement. Ne te sens pas attaqué·e, on parle seulement de ce que tu viens de faire ou dire. Si on t’a donné des recommandations pour améliorer ton comportement dans le futur (la chance!), réfléchis à comment les appliquer. Nous sommes conscient·es que les agressions peuvent être plus complexes que la situation d’une personne qui agresse et d’une personne agressée, que dans les conflits se jouent des oppressions pouvant venir des deux personnes, que des propos oppressifs ne sont pas traités de la même façon selon qui le dit. Nous proposons donc à chacun·e de prendre la responsabilité de ses actions. Si tu vois une personne faire quelque chose qui met mal à l’aise d’autres personnes, et que tu as l’ énergie nécessaire et te sens compétent·e, n’hésite pas à intervenir pour déverrouiller la situation (en jaugeant si la personne qui subit y consent, ce n’est pas grave de se tromper). Évite la posture de sauveur·se en dénonçant haut et fort le comportement problématique.

Si tu ressens de l’inconfort ou de l’insécurité pendant l’évènement, tu peux demander une intervention, du soutien et de l’écoute auprès de la personne ou l’équipe dédiée.

Des questions, des suggestions ? Cette charte fait partie d’un processus collectif d’apprentissage, n’hésite pas à venir en discuter.

Merci au Climate Justice Camp, au camp des Rayonnantes, à toutes les personnes qui ont fait des suggestions pour cette charte. 

Formulaire de contact
(+33) 06 32 19 65 32

Lundi, mercredi et jeudi 10h à 20h
Autres jours sur demande

Camille BONNEVILLE – Praticienne de bien-être – 41160 St Jean Froidmentel – SIRET 84269569400021 – N° TVA intracommunautaire FR53842695694